Enquêtes publiques

A l’approche de la réforme territoriale qui rend la Métropole du Grand Paris maîtresse du jeu de l’urbanisme dans le cadre de territoires d’environ 300000 habitants, toutes les villes de GPSO se dépêchent de conclure les enquêtes publiques sur les PLU et PLU partiels dont elles ont émaillé la surface de leur commune pour demeurer, autant que possible, maîtresses de leur développement et de leur paysage.  Certaines ont joué l’information facile et ouvrent l’accès aux enquêtes par internet sur le site de la ville, et pour certaines autres, comme Boulogne, la quête de l’information se fait eux heures d’ouverture de la mairie, c’est à dire aux heures de bureaux. Les dossiers comportant de 500 à 1000 pages, on imagine le temps qu’il faut y passer pour se documenter avant d’y faire des remarques pertinentes.

Lors de l’enquête de juillet 2015, concernant la tête du Pont de Sèvres et le 57 métal, incluant le Trident, très fortement impacté par les remaniements liés aux transports, (métro ligne rouge) l’aménagement de la cité musicale et le reste de l’Ile Seguin, AEBB a eu l’idée saugrenue de vouloir regarder ce dossier à tête reposée, en demandant une copie du dossier dématérialisé sur une clé USB. Pas possible!!! On a eu une copie papier pour la modeste facture de 211,84 €. C’est une véritable insulte à la démocratie, et aux arbres qui font le papier!

Donc, il ne faut pas que les commissaires enquêteurs s’interrogent plus avant sur les raisons du désintérêt des citoyens pour leur travail… 3 dossiers sont consultables à la fois sur des plages horaires réduites aux heures de bureau, et la copie est hors de prix.

Il est vrai que la restriction des commentaires simplifie leur travail… et facilite le nombre de commentaires simplistes comme : « Je trouve ce projet génial!  » souvent signés de parents d’élus de la majorité ou de fonctionnaires municipaux zélés.

Ajoutez à cela, que même quand l’enquête conclut par la négative, les élus passent outre… ( voir enquête LGV en Aquitaine).Et, finalement on peut souvent se demander « a quoi sert une enquête publique »?

Néanmoins des membres de AEBB ont étudié plusieurs dossiers récents ou encore en cours…

  1. La pointe amont de l’Ile Seguin avec les parcelles S16 (anciennement dédiée au cirque de Madona Bouglione), S17(dédiée au R4 , atelier, galerie, stockage , marché d’art contemporain ouvert au public) , S18 (résidence hôtel pour artistes ou galeristes… en relation étroite avec le projet R4).(Agnès Bauche et Anne Henri Chombard de Lauwe)
  2. Chantier situé à l’intersection l’intersection Bellevue /Galliéni (Thierry Foult)
  3. 186/188 rue Gallieni
  4. Intersection rue de Silly/ rue Galliéni : construction d’un immeuble sur la parcelle d’une petite maison et un morceau de trottoir cédé à la ville. (Thierry Foult)

Thierry est allé, comme vous pourriez tous le faire, au service de l’urbanisme, demander les dossiers et les documents de permis de construire. Chaque fois qu’un permis de démolir ou de construire est affiché, chacun peut se renseigner en mairie, au service de l’urbanisme. On espère qu’après le 1/01/2016, quand le territoire de GPSO sera en charge de ces sujets, les Boulonnais pourront toujours consulter à Boulogne les projets qui seront prévus sur leur commune et ne seront pas obligés, en plus, de se rendre au siège de GPSO, qui se trouve à Meudon.